lundi 24 septembre 2012

Otto Rivers Von Alset




Otto Rivers Von Alset naquit avant-premier d’une famille de onze enfants.

 Dans cette partie fière et ombrageuse de la Bohême du sud, naître  glabre, était un coup du sort. Le climat terriblement froid a favorisé, le long des unions consanguines, le type hirsute à poil et caractère drus, à tel point que de dos, il est difficile de différencier un local d’un ours commun, à part quand ils marchent, l’ours ayant une ambulation plus élégante.
Son manque de pilosité le contraignit à rester seul près du poêle à bois, et dans tout son enfance, il n’a jamais pu, pendant les onze mois d’hiver de l’année,   sortir jouer au mort ou à la momie de glace avec ses petits camarades.
Il restait donc avec sa mère, analphabète, mais très intelligente, pouvait réciter la Bible à l’envers et sans respirer : Elbib al, elbib al, elbib al, ce qui causait l’admiration et l’effroi dans leur petit village de Brnw (prononcer Brnwt).
Aussi, les formidables capacités intellectuelles de son avant-premier fils n’étonnèrent-elles pas plus que cela les crét... pardon, les paysans locaux.
Incroyablement brillant, le petit Otto allait et venait dans les rues de Brnw, inventant ici un four à pain solaire, bricolant là une pompe à eau hydraulique, puis une cage de Faraday pour les oiseaux électriques du père Strschw (prononcer Strshwzt à cause de la désinence propre aux personnes âgées), une pompe à proton de- ci et un cyclotron à main de-là.
Doté d’une imagination visuelle exceptionnelle, il pouvait se passer de plan quand il réalisait ses inventions.
Hypermnésique, linguiste, il parlait couramment huit langues (le bohêmian, le moraviste, le tchéquien, le français, l’allemand, l’anglais et le russe, le latin) et 4 autres quand il buvait (l’arabe, le croatiste, la langue de bœuf et l’emmental).
Installé deux ans à Graz pour finir ses études, il comprit que pour être heureux, il lui suffisait de ne pas vivre en Autreriche. 
Il voyagea ensuite énormément, à tel point qu’on lui attribua le sobriquet d’Otto mobile. Partout, sa frénésie d’invention éblouissait le monde, si bien qu’il finit par devenir le nègre d’Edouzson, qui venait de breveter l’escroquerie. En contrepartie, Otto inventa la démission et le coup de poing dans la gueule.
C’est en France qu’il fit la connaissance d’un presque compatriote, Franz Enstein. Il tombèrent ami l’un de l’autre immédiatement. Tout deux déclarèrent par la suite :
« Parce que c’était lui, parce que c’était moi, parce que c'était nous, quoi. « 
Aussi, quand Franz s’enthousiasma pour l’idée la Femme, Otto, transporté, mit tout en œuvre pour l’aider dans ce projet. 
Alors même qu' il avait déjà tant inventé - le fil à couper la conversation, l’électricité plate et à bulle, continue et discontinue, le radar à cons et son dérivé : l’attrape blonde, le filtre à rousse, le bouche évier, l’élongateur de mojo, l’applicateur de candidatures, l’extrême onction réversible (en partenariat avec Franz) - ce dernier était sur le point de réaliser le chef-d’œuvre de toute une existence, avec le Femmophore.
Dans cette lucigraphie, il indique sur un schéma les différents éléments qui selon lui feraient la femme.
En mettant au point un compresseur à paradoxes, il était sûr d’arriver à un absolu. Basée sur un cycle lunaire, elle aurait en elle l’ombre et la lumière, la force et la tendresse, la futilité et la profondeur, l’argent et le beurre, roux et combaluzier, Bouvard et Pécuchet, un regard insondable et des reflets blonds, un rire d’argent sur une voix de cristal, etc. 
Personne à l'époque ne pouvait imaginer que nos deux compères, si géniaux qu’ils fussent, puissent mener à bien cette entreprise insensée.


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