mardi 4 septembre 2012

à l'arrêt de l'omnistylommatophore 69

Il est émouvant ce texte d'Alphons Ruelle, qui explique comment les limaces-bus (appelées de manière bien complexe omnistylommatophorae, de omni : tous et sty-machin : limace) couvraient de couleurs les rues encore non asphaltées de Paris : " Ah que me manquent ces temps merveilleux où petit je regardais s'iriser le ciel dans la bave des omnistylommatophorae. Ma grand-mère m'empêchait de m'en maculer les mains mais dès qu'elle ne pouvait me voir, je me couvrais aussitôt les doigts et les paumes d'arc-en-ciel visqueux que j'allais bien vite coller sur le visage de ma cousine pour la faire crier ! "

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Google+suiverus